C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles il est si difficile à traduire ni autonomisation, émancipation, capacitation, pouvoir d’agir, pouvoir d’action ne rendent compte de cette dualité et qu’on continue d’utiliser le mot anglais en français. Malléable, ambigu et empreint de valeurs positives, le terme devait fatalement déborder la sphère politique. De la psycho pop, aux manuels de « self help », l’engouement pour l’empowerment dans le monde anglo saxon n’a plus de limite comme l’illustre la publication d’un livre sur le self empowerment des chiens aux Etats Unis en1997, notait en2009la chercheuse canadienne Anne Emmanuèle Calvès dans Empowerment : généalogie d’un concept clé du discours contemporain sur le développement(2)..

Une opposition drôlement attendue. Parce que le Bayern, par la voix de ses dirigeants, a beaucoup critiqué le mercato parisien, parce qu’Ancelotti va revenir à Paris, parce que le club allemand reste une référence européenne qui gagnait encore la compétition en 2013, et parce qu’il faut se rendre à l’évidence:les deux matchs contre le champion d’Allemagne sont les seuls qui vont nous intéresser d’ici décembre si l’on s’en tient au PSG. Les autres?On comptera les buts et on ramassera le respect à droite à gauche, si on retrouve des morceaux..

Ainsi, lundi 8 juillet, sera lancé officiellement un processus qui, en définitive, en finira avec le rêve (l’illusion ? Sans doute pas si simple) d’une Union européenne indépendante, puisqu’elle raccordera (pas seulement économiquement mais aussi réglementairement et sans doute socialement ) purement et simplement les pays de l’UE aux Etats Unis, dans une relation qui risque bien de souligner un peu plus la vassalisation du Vieux continent à l’hyperpuissance américaine, ce que de Gaulle avait tenté, par son projet d’une Europe confédérale des Etats, d’éviter à tout prix. Bien sûr, dans ce processus, il y aura des gagnants en Europe, en particulier l’Allemagne qui a su s’imposer ces dernières années au détriment de son partenaire (son égal ou son concurrent, pouvait elle penser en d’autres temps), un certain nombre de multinationales (désormais baptisées plus justement transnationales ) et la Commission européenne, à la manuvre, qui est la seule habilitée à négocier au nom de l’Union et à pouvoir mener les négociations, ce qui n’est guère rassurant quand on sait ses penchants d’un extrême libéralisme. La France a beau avoir obtenu l’assurance que son exception culturelle serait préservée, dans la réalité rien n’est moins sûr ! M.

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